ExtraStudent

Je suis un lycéen

Je suis une école

Télécharge l'app
Télécharge l'app

C'est une crise silencieuse mais massive. En 2026, plus de 30 écoles privées et centres de formation par apprentissage (CFA) ont fait l'objet de liquidations judiciaires, redressements ou procédures de sauvegarde en France. Des établissements de toutes tailles, dans tous les secteurs, de l'informatique au design en passant par la finance, l'aéronautique et le jeu vidéo. Derrière les décisions de justice, des milliers d'étudiants brutalement abandonnés, des formateurs impayés, et un système qui a longtemps fonctionné sans filet.

Un modèle économique à bout de souffle

La crise ne surgit pas de nulle part. Selon un rapport des inspections générales de l'IGAS et de l'IGESR publié fin juin 2026, le secteur privé lucratif représente désormais 800 000 étudiants, soit 25 % des effectifs nationaux. Il a bénéficié d'une manne publique considérable grâce à l'explosion des contrats d'apprentissage : 10,3 milliards d'euros de crédits publics y ont été consacrés.

Ce financement massif a alimenté une course aux volumes, où l'objectif de remplir les effectifs a progressivement pris le pas sur la qualité pédagogique. Les contrôles publics, insuffisants, n'ont pas suivi. Résultat : des structures fondées sur des équilibres financiers fragiles se sont retrouvées en difficulté dès que la pression réglementaire s'est accentuée, ou que les flux d'alternants ont commencé à se tarir.

Des étudiants piégés, parfois dans des situations dramatiques

Le bilan humain est lourd. À l'image de l'École IT, présente à Valenciennes, Amiens, Orléans et Bruxelles, des dizaines d'étudiants se sont retrouvés du jour au lendemain sans cours, sans relevés de notes et sans interlocuteur. Des étudiants internationaux ont même été menacés d'expulsion faute de certificat de scolarité pour renouveler leur titre de séjour, après avoir investi jusqu'à 40 000 euros dans leur cursus.

Des structures en faillite depuis des années continuaient à encaisser des prélèvements automatiques jusqu'à la fermeture. Pendant ce temps, des formateurs attendaient des salaires impayés depuis plusieurs mois.

Le Collège de Paris, symbole d'une crise qui touche aussi les grandes structures

L'un des cas les plus emblématiques est celui du Collège de Paris, l'un des plus grands réseaux d'enseignement supérieur privé en France. En décembre 2025, la holding a été placée sous procédure de sauvegarde en raison d'un endettement massif, après des enquêtes pointant des anomalies de gestion. Dans la foulée, l'une de ses filiales, Digital College, spécialisée dans la communication et le numérique, a été liquidée au printemps 2026, laissant des centaines d'alternants dans l'incertitude.

Les établissements touchés en 2026

Parmi les structures frappées par des liquidations judiciaires ou des redressements, on retrouve notamment :

Digital College, DigiSchool Group, École IT, ECEMA, Intégrale Prépa, EBM Business School, HEM Santé, Level.Sup, Esport Gaming School, L'École de la Haute Finance, ESCAET, Airways Aviation ESMA, École Lybre, Progress Sup, Sup'Business School of Management, Thémisphère, École Conte, Open Campus, France Langue, Campus Privé Valenciennes, ESCCOM, IES Normandie, CFA WEC, Conform'Ethic, Y Schools, EDM Licoleducation, ESUIP, Atman Formation Ostéopathie Animale, Rapp Gestion RT et L'Agence.

D'autres structures, comme Ada School, le Collège de Paris ou Talis Education Group, ont activé des procédures de sauvegarde qui permettent la poursuite des formations sous contrôle judiciaire.

Le législateur durcit les règles

Face à ces dérives, un projet de loi de régulation a été adopté en première lecture au Sénat. Il impose de nouvelles obligations : présentation de plans de continuité d'études en cas de faillite, interdiction des labels trompeurs comme "bachelor" ou "mastère" non accrédités, et transparence sur les taux d'insertion professionnelle.

Une régulation attendue depuis longtemps par les acteurs sérieux du secteur, qui voient leur réputation ternie par des structures qui ont longtemps prospéré dans l'angle mort des régulateurs. Le message est clair : le temps de l'impunité est terminé.

OMNES Education inaugure son campus à Marseille

OMNES Education inaugure son campus à Marseille

Au coeur d'Euroméditerranée, entre la gare Saint-Charles et la Porte d'Aix, OMNES Education ouvre les portes de son nouveau campus marseillais à la rentrée 2026. Quatre écoles, 6 300 m², jusqu'à 2 600 étudiants : un projet pluridisciplinaire et bas-carbone qui ancre durablement le groupe dans la deuxième ville de France.

Parcoursup : l'État verse 3 000 € par étudiant aux facs pour recaser les sans-proposition

Parcoursup : l'État verse 3 000 € par étudiant aux facs pour recaser les sans-proposition

Face à 2 000 néobacheliers franciliens encore sans affectation fin septembre 2026, le rectorat d'Île-de-France sort le carnet de chèques : 3 000 euros versés aux universités pour chaque étudiant admis. Un dispositif inédit, non pérenne, et qui pose des questions sur la gestion de Parcoursup.

Grève du 29 septembre : la fonction publique dans la rue, les lycées en ébullition

Grève du 29 septembre : la fonction publique dans la rue, les lycées en ébullition

Ce mardi 29 septembre 2026, huit syndicats de la fonction publique ont appelé à la grève à deux jours de la présentation du budget 2027. Enseignants, pompiers, agents hospitaliers et territoriaux se sont mobilisés dans plus de 170 villes. Les lycéens, déjà en colère depuis deux semaines, ont rejoint le mouvement : 338 établissements ont été concernés par des blocus dans toute la France.

Blocus de lycées en IDF : la colère des élèves face à des conditions d'études dégradées

Blocus de lycées en IDF : la colère des élèves face à des conditions d'études dégradées

Emplois du temps de 8h à 18h, classes à 34 élèves sans chaises, toilettes insalubres, personnel manquant : depuis la rentrée de septembre 2026, entre dix et quinze lycées d'Île-de-France sont bloqués par leurs élèves. Le mouvement, amplifié par les réseaux sociaux, divise la classe politique à sept mois de la présidentielle.

Le concours Accès supprime ses épreuves écrites dès 2027

Le concours Accès supprime ses épreuves écrites dès 2027

Fini la note de synthèse, les QCM de logique et l'épreuve d'anglais. Dès la session 2027, le concours Accès, qui regroupe l'IÉSEG, l'ESSCA et l'ESDES, sélectionnera ses candidats post-bac uniquement sur dossier Parcoursup et sur oraux.

Bac, Parcoursup, fac : et si tout était à repenser ?

Bac, Parcoursup, fac : et si tout était à repenser ?

Le bac est au cœur du débat présidentiel. Mais au-delà de la politique, une question concrète se pose : si le diplôme change, qu'est-ce que ça change vraiment pour entrer à la fac, réussir sur Parcoursup et s'orienter après le lycée ?

Plan du site

Acceuil

Je suis une école

Télécharger l'app

À propos

Conditions générales

Mentions légales

Contact