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Grève du 29 septembre : la fonction publique dans la rue, les lycées en ébullition
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Deux jours avant la présentation du projet de budget pour 2027, la France s'est réveillée en grève ce mardi 29 septembre 2026. Une large intersyndicale regroupant les huit organisations représentatives de la fonction publique, CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP, a appelé les agents des trois versants de la fonction publique à se mobiliser. Et les lycéens, eux, ont saisi l'occasion pour amplifier un mouvement de blocus qui couve depuis la rentrée.
Une grève portée par des revendications salariales et budgétaires
Au coeur du conflit : le gel du point d'indice des fonctionnaires, qui détermine la valeur de référence de leurs rémunérations. Les syndicats réclament une revalorisation générale des salaires, la refonte des grilles indiciaires et l'indexation du point d'indice sur l'inflation. Une revendication d'autant plus pressante que le nombre d'agents publics dont le salaire de base est inférieur au salaire minimum a été estimé à 862 000 en 2026.
Au-delà des salaires, l'intersyndicale réclame des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services publics, dans un contexte où la dette publique atteignait 117,5 % du PIB au premier trimestre 2026. Les syndicats dénoncent des suppressions de postes qui asphyxient les services publics : 3 000 postes supprimés en 2026, et la menace d'un départ à la retraite sur trois non remplacé dès 2027.
Les pompiers participent également au mouvement dans le cadre d'un préavis national couvrant la période du 8 septembre au 20 octobre 2026, réclamant une prime de risque revue à la hausse, des renforts et de meilleures conditions de travail.
Des taux de grève modérés mais une mobilisation dans la rue
Selon le ministère de l'Action et des Comptes publics, 9,64 % des agents de la fonction publique de l'État étaient grévistes, 5,68 % de ceux de la fonction publique territoriale et 4,5 % de ceux de la fonction publique hospitalière.
Dans les rues, la mobilisation a été visible dans de nombreuses villes. À Perpignan, environ 2 000 personnes ont manifesté. À Limoges, près de 2 500 personnes étaient mobilisées. À Paris, un cortège s'est élancé dans l'après-midi. Au total, plus de 170 rassemblements étaient prévus à travers la France.
Les lycéens entrent dans la danse
C'est la dimension inédite de cette journée : l'Union syndicale lycéenne (USL), principale organisation représentative des lycéens, a appelé à des blocus dans toute la France afin de faire converger la mobilisation des élèves avec celle des agents de la fonction publique.
Le résultat est sans appel : 338 établissements ont été concernés par des blocus depuis le début de la journée, selon le ministère de l'Éducation, qui recense également 40 interpellations et 10 blessés parmi les élèves et les personnels.
À Paris, moins d'une dizaine des 90 lycées de la capitale faisaient l'objet de tentatives de blocage le matin selon le rectorat. En province, des lycéens ont rejoint le mouvement à Toulouse, Nîmes et dans de nombreuses autres villes, pour dénoncer le manque de moyens, comme c'est déjà le cas dans certains établissements d'Île-de-France depuis une dizaine de jours.
Une convergence entre fonctionnaires et lycéens
La jonction entre le mouvement des fonctionnaires et celui des lycéens n'est pas un hasard. Les deux mobilisations partagent un même diagnostic : le sous-investissement chronique dans les services publics, et en particulier dans l'Éducation nationale.
Pour les syndicats enseignants, la convergence est naturelle. La pénurie de professeurs documentée à la rentrée, avec plus d'un établissement sur deux manquant d'au moins un enseignant, est directement liée aux choix budgétaires que les syndicats dénoncent ce mardi. Le ministre de l'Éducation nationale a de son côté dénoncé une "instrumentalisation politique de la jeunesse."
Un timing politique assumé
La date du 29 septembre n'a pas été choisie au hasard. Le projet de loi de finances pour 2027 doit être présenté en Conseil des ministres le jeudi 1er octobre. En descendant dans la rue deux jours avant, les syndicats entendent peser sur les arbitrages de dernière minute. À sept mois d'une élection présidentielle, la mobilisation de la fonction publique et la grogne lycéenne constituent un signal politique difficile à ignorer pour le gouvernement.
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Ce mardi 29 septembre 2026, huit syndicats de la fonction publique ont appelé à la grève à deux jours de la présentation du budget 2027. Enseignants, pompiers, agents hospitaliers et territoriaux se sont mobilisés dans plus de 170 villes. Les lycéens, déjà en colère depuis deux semaines, ont rejoint le mouvement : 338 établissements ont été concernés par des blocus dans toute la France.

Emplois du temps de 8h à 18h, classes à 34 élèves sans chaises, toilettes insalubres, personnel manquant : depuis la rentrée de septembre 2026, entre dix et quinze lycées d'Île-de-France sont bloqués par leurs élèves. Le mouvement, amplifié par les réseaux sociaux, divise la classe politique à sept mois de la présidentielle.

Fini la note de synthèse, les QCM de logique et l'épreuve d'anglais. Dès la session 2027, le concours Accès, qui regroupe l'IÉSEG, l'ESSCA et l'ESDES, sélectionnera ses candidats post-bac uniquement sur dossier Parcoursup et sur oraux.

Le bac est au cœur du débat présidentiel. Mais au-delà de la politique, une question concrète se pose : si le diplôme change, qu'est-ce que ça change vraiment pour entrer à la fac, réussir sur Parcoursup et s'orienter après le lycée ?

Maths, français, physique-chimie, anglais : à la rentrée 2026, il manquait au moins un professeur dans 53 % des collèges et lycées publics français. Une pénurie qui dure depuis cinq ans et que les syndicats qualifient désormais de structurelle.

Digital College, École IT, DigiSchool, Intégrale Prépa, ECEMA... En 2026, plus de 30 écoles privées et CFA ont fermé leurs portes en France, laissant des milliers d'étudiants sans formation et des formateurs sans salaire. Un séisme qui révèle les failles structurelles d'un secteur longtemps peu régulé.

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