Actu
Pourquoi les annonces ne calment pas les lycéens
Lecture 2 min
Sur le papier, c’était la réponse que beaucoup attendaient. Lundi 26 octobre, le gouvernement a annoncé le remplacement de Parcoursup en 2028, 15 000 places supplémentaires dans le supérieur, des classes de seconde plafonnées à 28 élèves et des bourses indexées sur l’inflation. Pourtant, à la sortie de Matignon, la déception dominait chez les organisations lycéennes et étudiantes, qui appellent à poursuivre la mobilisation ce samedi. Pourquoi ces annonces ne suffisent-elles pas à éteindre la colère ?
Une “petite brèche”, pas une victoire
Côté lycéens, le ton est mesuré. Les organisations reconnaissent avoir obtenu des avancées, notamment sur Parcoursup, avec la promesse de “plus de clarté et plus de visibilité”. Mais elles parlent d’une “petite brèche” et veulent “continuer à utiliser ce rapport de forces”. Autrement dit : le gouvernement a reculé, c’est le moment de pousser plus loin.
Les étudiants sont plus sévères. La présidente de la FAGE réclamait des annonces concrètes, “pas juste des petites miettes”. L’UNEF salue un “premier pas”, mais “absolument pas suffisant” s’il ne s’accompagne pas d’une forte hausse du nombre de boursiers.
15 000 places, quand on en réclame 250 000
C’est le principal point de friction. Le gouvernement annonce 15 000 places supplémentaires dès 2027 : 10 000 en BTS, 4 000 en IUT et 1 000 dans les formations de santé. Certaines organisations étudiantes en réclament 250 000.
Pour l’UNEF, cette réponse est “à côté de la plaque” et risque d’alimenter encore la colère dans les universités. Un élu de l’Union étudiante rappelle aussi que 10 000 places auraient été supprimées l’an dernier : à ses yeux, créer 15 000 places n’est donc “pas à la hauteur”.
Parcoursup supprimé, mais pas tout de suite
La fin de Parcoursup était l’une des revendications les plus visibles. Elle est actée, mais pour 2028. D’ici là, la plateforme connaîtra une “évolution forte” en 2027, selon le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste.
Ce calendrier frustre. Les élèves aujourd’hui en terminale passeront encore par Parcoursup, même retouché. Et le futur système reste flou : il doit être discuté par un comité de lycéens et d’étudiants dès le mois prochain, sans contours connus à ce stade. Le ministre a d’ailleurs reconnu que certains paramètres ne pourront changer que si la loi elle-même évolue, ce qui prendra du temps.
Des universités qui jugent l’effort insuffisant
Les présidents d’université ne rejettent pas les annonces. La présidente de l’université de Lorraine, également vice-présidente de France Universités, estime qu’elles vont “dans la bonne direction”. Mais elle rappelle qu’il faut aussi financer les places existantes : son établissement ne peut remplacer qu’un départ à la retraite sur deux, et l’université de Reims ne recrutera personne en 2027.
Le milliard d’euros annoncé pour rénover les universités ne règle pas ce problème de fond : le manque de moyens pour faire tourner les formations au quotidien.
Des gestes réels, mais des promesses à confirmer
Le gouvernement a pourtant fait des concessions concrètes. Il renonce aux 836 suppressions de postes prévues l’an prochain dans le second degré public, crée 500 postes pour alléger les classes de seconde, et 1 200 postes d’enseignants pour accompagner les nouvelles places en BTS.
Mais beaucoup de ces mesures dépendent du budget 2027, encore en débat à l’Assemblée. Pour des jeunes mobilisés depuis plus d’un mois, une promesse budgétaire n’est pas encore une garantie.
Et maintenant ?
La suite se jouera dans la rue et au Parlement. Les organisations appellent à manifester samedi. Le comité sur l’après-Parcoursup doit rendre ses conclusions fin novembre. Et le vote du budget dira si les annonces de Matignon se traduisent en moyens réels. Une chose est sûre : le gouvernement a ouvert une porte, et les lycéens ne comptent pas s’arrêter au seuil.
Les articles
Voir tous les articles

Fin de Parcoursup, 15 000 places, classes allégées : le gouvernement a fait des annonces, mais les lycéens et étudiants appellent toujours à manifester. On vous explique pourquoi.

Parcoursup remplacé en 2028, 15 000 places en plus dans le supérieur, classes de seconde plafonnées à 28 élèves : on était à Matignon ce lundi. Les mesures annoncées, et celles qui restent à confirmer.

Pas de réseau ? Pas de panique. Timing, plateformes, candidatures spontanées et arguments pour convaincre une PME : la méthode pour décrocher ton alternance en partant de zéro.

"Supprimer Parcoursup” : le slogan a gagné la rue et la présidentielle, mais LFI, la droite et les syndicats ne proposent pas du tout la même chose. Ce qui le remplacerait, et ce qu’on perdrait sans lui.
Au coeur d'Euroméditerranée, entre la gare Saint-Charles et la Porte d'Aix, OMNES Education ouvre les portes de son nouveau campus marseillais à la rentrée 2026. Quatre écoles, 6 300 m², jusqu'à 2 600 étudiants : un projet pluridisciplinaire et bas-carbone qui ancre durablement le groupe dans la deuxième ville de France.

Face à 2 000 néobacheliers franciliens encore sans affectation fin septembre 2026, le rectorat d'Île-de-France sort le carnet de chèques : 3 000 euros versés aux universités pour chaque étudiant admis. Un dispositif inédit, non pérenne, et qui pose des questions sur la gestion de Parcoursup.

Plan du site
Acceuil
Je suis une école
Télécharger l'app
À propos
Conditions générales
Mentions légales
Contact
